Accéder au contenu principal

Samedi 2 novembre 2019, minuit.

Il est minuit, le temps respire. Me rendant pieds nus sur le pont-balcon, je sens le vent se lever. Dans le carré de ciel auquel j’ai accès, la forme d’un petit nuage blanc se distingue dans cette nuit loin d’être noire, dans cette nuit – loin.  L’horloge sous verre est toujours sur le chiffre 8 et le bateau se souvient des arbres sur la terre et de la saison de l’automne que nous sommes en train de traverser comme une mer : il y a des pommes de pins et des feuilles mortes un peu partout. 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

A ma fenêtre, 18 mars 2021

À ma fenêtre, le ciel, sans le reste. Écume d’écriture au réveil, sans le reste du jour. Première heure : Ciel. À chaque fois que je reprends mon souffle, les couleurs ont changées. J’entre dans le jour calmement avec le rapide changement de la lumière. Le soleil perce. À ma fenêtre, la percée. Toute seule, toute pure, sans le reste. La percée nue comme moi-même dans mon rêve chez le libraire : Je cherchais un livre et je trouvais « Fenêtres ». C’est mon livre-mon ciel pour moi toute seule et pour vous tout seul qui lisez. suite sur Instagram #sachasteurer

Lundi 17 février 2020, soir

Sopalin-télescope

Mercredi 12 février 2020, midi

Transgression accomplie Un lieu n’est plus dans son lieu  Un endroit élu le remplace, sorti du fonds des âges Henri Michaux,  Jours de silences Il faut bien reconnaître que le Printemps est déjà là – depuis le 25 janvier pour les Chinois – que je suis déjà partie vers d’autres encres, happée par une sirène. Cette nuit, j’ai vu la lune descendante pile au centre du hublot, à cette heure-là, on aurait dit que c’était un hublot pour voir la lune - seulement la lune et rien d’autre - que tous ces changements infimes tous les jours. Tous les jours.