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Lundi 3 février 2020, matin

Je ferme les yeux, mon poème n’est plus autours de moi. J’entends des automobiles, vagues de son s’échouant sur le rivage de ma terre, de ma peau, de mes doigts. Une autre écriture m’attrape, me tire, me pousse à monter sur le toit. Les oiseaux eux aussi sont tirés vers l’écriture du Printemps, je l’entends, de mon poste en hauteur, cette rythmique de chants s’intensifier. Une petite boite avec du sable et des coquillages est ouverte sur le buffet. C’est un cadeau ; on dirait que facilement les autres entrent avec moi dans mes chimères. Comme les derviches bâtissent leur tour pour danser dans l’espace infini en restant sur place, je sais aussi bâtir mon Ailleurs.


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