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Jeudi 23 janvier 2020, matin

Reprendre ces notes comme revenir chez soi, espérer encore que les oiseaux sur ma tasse de café s’envolent. Reprendre ces notes comme accepter le voyage immobile d’être ici. Aujourd’hui, je suis là. Aujourd’hui, le ciel est bas, je me place sous la plus grande lucarne du bateau pour avoir le plus de lumière possible. Je me place dans le vide de l’écriture où la mer est vaste, où les tempêtes se défient avec des mots, avec des phrases – des constructions de phrases, des métaphores pour des métamorphoses. Que je suis-je capable d’autre que de consigner le présent et le temps qu’il fait ? D’être nue face aux éléments ? De lire inlassablement comme on lit pour occuper son voyage en jetant des regards vers l’horizon puis en replongeant en soi-même et dans l’imagination ?  


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A ma fenêtre, 18 mars 2021

À ma fenêtre, le ciel, sans le reste. Écume d’écriture au réveil, sans le reste du jour. Première heure : Ciel. À chaque fois que je reprends mon souffle, les couleurs ont changées. J’entre dans le jour calmement avec le rapide changement de la lumière. Le soleil perce. À ma fenêtre, la percée. Toute seule, toute pure, sans le reste. La percée nue comme moi-même dans mon rêve chez le libraire : Je cherchais un livre et je trouvais « Fenêtres ». C’est mon livre-mon ciel pour moi toute seule et pour vous tout seul qui lisez. suite sur Instagram #sachasteurer

Lundi 17 février 2020, soir

Sopalin-télescope

Mercredi 12 février 2020, midi

Transgression accomplie Un lieu n’est plus dans son lieu  Un endroit élu le remplace, sorti du fonds des âges Henri Michaux,  Jours de silences Il faut bien reconnaître que le Printemps est déjà là – depuis le 25 janvier pour les Chinois – que je suis déjà partie vers d’autres encres, happée par une sirène. Cette nuit, j’ai vu la lune descendante pile au centre du hublot, à cette heure-là, on aurait dit que c’était un hublot pour voir la lune - seulement la lune et rien d’autre - que tous ces changements infimes tous les jours. Tous les jours.